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1767. Bélisaire.
1767. Bélisaire.
1767. Bélisaire.

1767. Bélisaire.

BELISAIRE.
Par M. Marmontel,
de l'académie françoise.
A Paris,
Chez Merlin, libraire, rue de la harpe,
à l'image de Saint Joseph.
M.DCC.LXVII

Fragmens de philosophie morale.

Roman philosophique que l'auteur destinait à l'éducation des Princes.

*C'est dans des termes peu élogieux que l'Académie parle de Marmontel:
"Disciple de Voltaire, poète médiocre, traducteur, auteur dramatique, grammairien et philosophe, il avait été censuré. Il fréquenta les salons de Mmes Tencin, Geoffrin, Lespinasse, Necker, et collabora à l’Encyclopédie, épousa une nièce de Morellet (en 1796)."(...)

*On pourra se faire une idée de la réception de ce livre en se référant à cet autre livre:
Examen du Bélisaire de M. Marmontel ... Auteur : François-Marie Coger Éditeur : Paris, H.C. de Hansy, le jeune, 1767

*Autres articles critiques sur le Bélisaire:
http://adlitteram.free.fr/biographie_marmontel.htm#belisaire
6. Bélisaire et la censure de la Sorbonne
"Se croyant atteint d'une maladie de poitrine funeste à toute sa famille, le nouvel académicien avait résolu de consacrer ses derniers jours à une fiction d'un genre élevé. "Bélisaire" fut son héros; ce roman, fondé sur une tradition plus que suspecte et mis au jour en 1767, fixa l'attention des souverains et des peuples. Les six premiers chapitres ont un intérêt dramatique, et sont ce que l'auteur a écrit de plus éloquent; mais les dix autres, presque entièrement dénués d'action, semblent être autant de traités sur chaque branche de la politique. Le quinzième roule sur la tolérance. Malgré les ménagements étudiés avec lesquels une matière aussi délicate y est discutée, la Sorbonne publia le 26 juin 1767 une censure volumineuse de ce chapitre; et le 31 janvier 1768 parut un mandement de M. de Beaumont, archevêque de Paris, qui la confirmait dans tous ses points. Les propositions que condamnaient les docteurs et le prélat parurent si modérées en les comparant avec celles dont chaque jour offrait des exemples, que la cour et le parlement gardèrent le silence. On interdit néanmoins le censeur Bret pour s'être permis d'approuver ces propositions. Le livre de Marmontel continua de s'imprimer avec le privilège du roi; et cet écrivain se défendit sans franchir les bornes de la prudence. Dans sa correspondance apologétique, il dit à l'abbé Riballier, syndic de la faculté de théologie : "Avouez, monsieur, que c'est plutôt sur l'esprit de mon siècle que sur le mien que l'on me juge." Il s'attache également à prouver que "l'Examen de Bélisaire" par l'abbé Coger est une critique plus violente que motivée, trop exalté par l'esprit de parti, puisse être absous de trois fautes capitales : l'invraisemblance, la monotonie, la stérilité d'invention. Parmi les attaques dirigées contre la Sorbonne , on distingua celle d'un anonyme (Turgot). Marmontel fut complimenté au nom des cours d'Autriche, de Prusse, de Suède, etc. ; Catherine II traduisit elle-même en langue russe le quinzième chapitre de "Bélisaire". "


In-12 plein veau décoré de façon originale avec répétition de trèfles, joli dos long fleuron à la marguerite, caisson typique 18ème. Filets sur champs.
Ex-libris M. De S. Simon.
Un très bel exemplaire.

Examen du Bélisaire de M. Marmontel ... Auteur : François-Marie Coger Éditeur : Paris, H.C. de Hansy, le jeune, 1767

Examen du Bélisaire de M. Marmontel ... Auteur : François-Marie Coger Éditeur : Paris, H.C. de Hansy, le jeune, 1767

Nouvelles ecclésiastiques, ou mémoires. 1768. Marmontel. Censure. Sorbonne. bélisaire.
Nouvelles ecclésiastiques, ou mémoires. 1768. Marmontel. Censure. Sorbonne. bélisaire.

Nouvelles ecclésiastiques, ou mémoires. 1768. Marmontel. Censure. Sorbonne. bélisaire.

Tag(s) : #roman 18ème

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